Pour intégrer une Grande École de Commerce en admissions parallèles, le dossier de candidature représente un facteur déterminant dans le processus d’admission. Il s’agit de la première phase appelée aussi phase d’admissibilité. Elle permet de sélectionner les candidats qui passeront à la deuxième phase, à savoir la phase d’admission.
Beaucoup trop d’étudiants sous-estiment ou bâclent leur dossier de candidature, pensant que les dés sont joués, en raison de leurs notes ou des expériences qu’ils ont obtenues durant leur parcours.
C’est pourquoi, nous allons voir quelles sont les 5 erreurs les plus courantes dans le dossier de candidature.
Sous-estimer ses expériences extra-scolaires
Trop souvent, les candidats pour les écoles de commerce ont tendance à penser que seules les expériences dans les grands groupes (LVMH, Renault, Total, ENGIE, Axa etc) comptent dans la balance lors de l’examen du dossier de candidature. Il s’agit d’une idée faussée. Au contraire, les jurys savent que chaque étudiant est unique et que tous les candidats ne peuvent obtenir des stages dans de telles institutions, et ce, pour plusieurs raisons.
D’abord, il vaut mieux réaliser un stage avec d’importantes responsabilités et dont vous mesurez votre impact, quitte à le faire dans une petite structure. A l’inverse, les stages dans les grands groupes, avec peu de valeur ajoutée dans les missions, ne sont que très peu utiles pour le candidat et pour sa candidature. Ensuite, les jurys ne sont pas dupes. Ils savent que les stages très prestigieux obtenus par un candidat sans aucune expérience et avec une formation initiale peu avancée (première ou deuxième année de licence) relèvent du coup de pouce. C’est ainsi qu’il faut privilégier les stages ou jobs étudiants dont vous aurez suffisamment à raconter lors de vos entretiens et qu’ils paraissent sincères.
Rédiger une lettre de motivation truffée de fautes
Dans bien des cas, les candidats ne prennent pas le temps de se relire et de corriger les différentes fautes d’orthographe et de ponctuation de leur CV et leur lettre de motivation. En effet, les erreurs liées aux fautes d’orthographe constituent une plaie pour le jury d’admission. Il n’y a rien de pire que de lire une lettre de motivation avec une faute à chaque phrase ou presque.
C’est pourquoi, nous recommandons à tous nos candidats de relire à plusieurs reprises leur CV et lettre de motivation. Mais surtout de demander à un proche, un ami ou un professionnel, qui maîtrise très bien l’orthographe, une relecture et correction.
Rester trop superficiel dans ses motivations pour l’école en question
L’objectif de la lettre de motivation consiste à exprimer le souhait du candidat et d’expliquer comment il pourrait réaliser son projet professionnel grâce aux dispositifs mis en place par l’école.
Toutefois, beaucoup trop de candidats restent très vagues dans la justification d’intégrer une école plutôt qu’une autre. Par exemple, certains candidats utilisent l’argument du prestige ou du classement de l’école pour expliquer son choix d’intégrer une école en particulier. Or, ces types d’arguments sont complètement interdits et prohibés dans une lettre de motivation.
Pourquoi donc ? Tout simplement, car ils sont beaucoup trop simplistes et réducteurs de la réalité que propose une école de commerce. En somme, le classement ou le prestige est le résultat d’arguments profonds que le candidat doit mentionner dans sa lettre de motivation.
Alors quels sont ces arguments ? Tout d’abord, le candidat doit expliquer comment, d’un point de vue académique et éducatif, l’école lui permettra de monter en compétences afin d’exercer le métier qu’il souhaite réaliser. Ensuite, il doit montrer comment la dimension internationale de l’école pourra lui donner une vision plus globale de son projet. Enfin, le candidat pourra mentionner les différentes opportunités professionnelles que l’école a mis en place pour les élèves. Il peut s’agir des stages, des entreprises partenaires, de l’alternance ou de l’incubateur par exemple.
Ne pas avoir un projet professionnel précis et bien clair.
L’une des principales erreurs que les candidats commettent lorsqu’ils constituent leur dossier de candidature, est le fait de ne pas avoir un projet professionnel suffisamment précis et clair aux yeux du jury. La majorité des candidats présente un projet professionnel assez vague, voire superficiel.
Généralement, ces mêmes candidats se voient refuser l’admissibilité. C’est pourquoi, nous recommandons d’élaborer un projet professionnel détaillé et bien construit. Chez Prep’me, nous avons une méthodologie bien précise qui a porté ses fruits auprès de centaines de candidats. Par exemple, en plus du métier, nous allons recommander aux candidats d’identifier un secteur d’activité bien précis et surtout d’expliquer comment ce projet professionnel s’inscrit dans le parcours du candidat.
Construire un CV désordonné et mal structuré
Concernant le CV, certains candidats ne prêtent que très peu d’attention à la forme et favorisent le fond. Or, il s’agit là d’une erreur importante. Avant même de lire le fond, le jury va apprécier ou non l’organisation et la structure du CV. Par conséquent, il convient de se soucier de l’ordre des grandes parties du CV afin de faciliter la lecture pour le jury.
De ce fait, vous devez absolument respecter les grandes parties que sont : la formation académique en premier lieu. Suivie des expériences professionnelles qui inclut les stages et les jobs étudiants. Enfin, toutes les expériences associatives et autres loisirs comme le sport, la musique, la culture et les engagements associatifs.